Sex date algeria

« Il faut les exterminer comme des rats, car ils vivent comme des rats. » « Les Algériens prioritaires, dehors les Africains.

» « Chassons-les pour préserver nos enfants et nos sœurs.

Elle ne date pas de ces dernières semaines ou de ces derniers mois, elle dure depuis plusieurs décennies, elle est liée à un certain exercice journalistique basée sur la propagande politique, pro ou anti-pouvoir », explique Redouane Boudjemaâ, enseignant à la faculté de journalisme d'Alger.

« Cette haine touche plusieurs niveaux, religieux, racial, elle cible les hommes, les femmes, les acteurs politiques, les militants des droits de l'homme, les syndicalistes, les Algériens, les étrangers, les musulmans, les chrétiens, les juifs, etc.

» « Ils violent et répandent le sida dans nos villes »…

Non, ce n'est pas un cauchemar, il s'agit bien de messages lancés par des Algériens sur les réseaux sociaux.

Un hasthtag pour orienter toute la « zakat » des Algériens (aumône islamique à l'occasion de la fête de l'Aïd marquant la fin du ramadan) vers les besoins des migrants a même été aussi viral que les appels racistes…

Mais la politique et l'effet de loupe des réseaux sociaux polluent la coexistence entre humains, ici ou ailleurs.

» Et d'annoncer qu'une opération de recensement des réfugiés est en cours, opérée par le ministère de l'Intérieur : « Ils auront droit à une carte de résidence, qui leur ouvre droit au travail également », a précisé le Premier ministre algérien.

Que serait une élection de « Miss Algérie » sans scandale?

L'édition 2018 sera sûrement celle de tous les records puisqu'avant même la finale de mardi (19 décembre 2017), les polémiques se sont enchaînées à un rythme jamais vu : publication de photos de Miss nues, sextape, tricheries et révélations en tout genre. Correctif 18/12/2017 : Il semblerait que cette rumeur soit infondée. Les 20 finalistes de l'édition 2018 du plus prisé des concours de beauté algériens sont arrivées jeudi 14 décembre à Alger pour la semaine de préparation avant la finale qui se tiendra demain soir dans l'un des plus beaux palaces de la capitale.

Mais ces dérives se sont accentuées avec la tendance sensationnelle de quelques médias écrits, en ligne ou chaînes de télé privées, des médias qui stigmatisent les femmes, les étrangers, et surtout les réfugiés et les migrants africains installés à Alger.

Ces constructions médiatiques ont amplifié un phénomène de sentiment anti-africain qui reste minime dans la société algérienne. D'abord sur les réseaux sociaux justement, où d'autres Algériens ont tourné en ridicule le fameux hashtag, demandant notamment : « Ah, mais on n'est plus africains nous-mêmes ? » Des selfies avec des enfants subsahariens dans les rues d'Alger ou encore des rappels du racisme dont souffrent les Maghrébins en Occident saturent depuis plusieurs jours le Web algérien.

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